Les premiers pas de la méthode Prévost-Delaunay (4/5)

L'emploi de signes simples, pris pour leur valeur phonétique (pas de signe pour c mais tantôt k ou s) est justifié. Tout comme maintenant, F et V sont confondus, ainsi que G et J.

Nous pouvons remarquer une différence fondamentale avec la sténo actuelle : il n'y a ni syllabes complexes ni signes liquides : on ne différencie pas les consonnes suivies d'une voyelles et celles se combinant avec une autre consonne. Le système des signes terminaux est également plus pauvre que le système actuel (cf. miroir, écrit MRR). On notera aussi que le signe N désigna à la fois la consonne N et la nasalisation). Les signes bouclés peuvent toutefois, comme actuellement, se doubler par grossissement de la boucle (ex 12, mémoire). Un point exprime une voyelle initiale mais on le place toujours au même endroit (au lieu de trois possibilités actuellement).

Quelques règles abréviatives sont également données (M final exprimant ment, B suivi d'une consonne à l'intérieur d'un mot pouvant être élidé (comme dans substantif)…)

Enfin, il n'y a aucun procédé général de suppression de signe correspondant aux incompatibilités. Il n'y a pas non plus de liste normalisée d'abréviations, quelques exemples et conseils généraux sont donnés pour abréger les mots mais il ne s'agit alors que d'abréviations personnelles.

l'exposé de la méthode se termine par une adaptation de la sténo en une sorte de langue des signes, et à une notation (écrite) des nombres sous une forme sténographie originale.